BoP Inc., une fondation pas comme les autres!

logo 

BoP pour Base of the Pyramid, et Inc pour Innovation Center. Voilà qui en dit un peu plus sur notre visite du jour à Utrecht. Le BoP Inc. est une fondation qui aide au développement dans les pays en développement, offrant des services de conseil, de marketing etc.

Créée par une équipe de 3 personnes, la fondation compte aujourd’hui 25 collaborateurs.

Ce nombre varie d’ailleurs beaucoup en fonction de l’activité, du nombre de missions, de la demande… En effet, les contrats sont très flexibles et le turnover est donc élevé.

Contrairement à la fondation Tealium dont nous parlions dans notre article précédent, cette fondation-là est dirigée par un board, et financée par le gouvernement hollandais pour la moitié de son budget.

Le BoP Inc a des clients comme Phillips ou Unilever, et a des bureaux au Vietnam ou encore au Bangladesh. Elle fut créée en 2010. Lors de ses débuts, la fondation fonctionnait d’une manière « classique » mais ses collaborateurs ont vite réalisé qu’une mission telle que la leur imposait un besoin innovant en matière de management.

IMG_2528

« Pour conclure le dernier contrat que j’ai signé dans ma dernière boîte, j’ai du mettre en copie du mail 17 personnes »

17 personnes pour un contrat, ce fut le déclic pour Nicolas Chevrollier, l’un des 3 co-fondateurs, qui nous a reçu, a répondu à nos questions, et nous a notamment expliqué les contraintes auxquelles peuvent faire face des organisations comme la sienne, lors d’une transformation managériale.

Dans tous les livres que nous avons eu l’opportunité de lire, il est précisé qu’une transformation managériale n’est possible qu’uniquement si le leader en est le déclencheur. Et cela semble se confirmer une fois de plus chez BoP Inc. Effectivement, la fondation s’est détournée d’un modèle managérial traditionnel, pour un système holacratique sur l’inspiration du premier directeur. On apprendra plus tard qu’avec le changement de leader, le modèle managérial évolue. Ainsi BoP Inc est revenue sur un modèle plus soft est moins processé que ne l’impose l’holacratie.

Ensuite, le recrutement n’est pas de toute évidence. Lorsque la fondation fonctionnait sous le système holacratique strict, il était parfois dur pour les nouveaux collaborateurs de s’intégrer de s’adapter. Le mode de management est complétement différent d’une organisation classique, tout est transparent et processé. Pour remédier à ce problème, on a augmenté les périodes d’essai afin de prendre le temps d’être sûr que chacun soit en mesure de s’intégrer à un système holacratique.

Tel que Mac Gregor l’a écrit avec ses théories X et Y, il semble que chaque personne s’épanouisse mieux dans un milieu managérial qu’un autre. Du moins c’est ce que Nicolas Chevrollier nous explique lorsqu’il nous dit que certaines personnes seront bien plus heureuses quand on leur dira quoi faire, quand et comment. La période d’essai allongée, permet d’identifier ces personnes pour le bien de tous.

Concernant la flexibilité des horaires de travail, BoP Inc a rencontré quelques obstacles.  Premièrement les membres de la fondation ont eu du mal à s’émanciper des horaires classiques. Le déclic s’est fait une fois que cela avait été formalisé, et écrit noir sur blanc dans le bureau que les horaires étaient libres.  Ensuite, il faut faire face aux contraintes légales et aux soucis d’assurances : un membre de la fondation est-il assuré un dimanche par exemple ?

Nicolas Chevrollier nous explique également qu’il a été décidé de ne pas rendre les salaires visibles par tous : il ne veut pas que quiconque s’en sente contraint.  Chez BoP Inc, on pense que chaque organisation a sa voie possible de développement, son rythme et que tous les outils, moyens ne sont pas bon à prendre.

Un grand challenge rencontrée par cette fondation est le contact qu’elle a avec ses parties prenantes, et notamment les clients. Il est difficile d’interagir avec des organisations qui ont un modèle hiérarchique pyramidale et qui ne comprennent pas ou mal la manière de s’organiser de BoP Inc.

Enfin, Nicolas a plusieurs casquettes : En plus de son rôle chez BoP, il enseigne dans la seule université de commerce privée du pays : la Nyenrod University. Il y est également chercheur, et s’est spécialisé petit à petit dans les organisations Opales. C’est ainsi qu’un des premiers cours sur les alternatives managériales a vu le jour aux Pays-bas.

En plus de cela, il gère l’Inclusive Business Accelerator co-créé par BoP Inc et 3 autres parties. Cette plateforme permet à tous ceux ayant un intérêt dans les inclusive business de se rencontrer afin de trouver des partenaires contacts, et d’échanger avant de se lancer dans un projet. L’IBA identifie également des opportunités et produit des notes de marché.

Enfin, Nicolas nous a invité à nous pencher sur 2 thèmes : celui de la personnalité du leader des entreprises en transformation managériale. Celui du départ de ce leader, et donc la transition qui s’ensuit.

N’hésitez pas, comme lui, à nous contacter pour nous proposer de nouveaux thèmes de recherche.

oneworldtwostudents@gmail.com

IMG_2526

FullSizeRender-3.jpg

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s