La Californie, terreau de la tech et de l’entrepreunariat

 

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California, Aout 2016

C’est parti pour ce petit article tout frais, écrit dans l’avion quittant la « Bay Area ».

On va y parler de la culture locale, de la Californie, puis de l’Holberton School, d’Apple, de la communauté while42 et enfin, de Sciforma.

De la même façon qu’à Los Angeles chacun a une petite âme d’artiste, une idée de scénario derrière la tête, ici, ça respire la tech et l’entreprenariat. Rare sont ceux que vous croiserez qui n’auront pas une idée de business en vue, d’application mobile, ou un passé de développeur.

On pourrait en fait comparer ça à l’émulation positive d’un accélérateur ou d’un incubateur de start-up, où l’on passe quelques semaines ou mois. Sauf qu’ici, cela ne s’arrête jamais.

Au-delà de cette ambiance, il règne une certaine légèreté sur cette « Bay area », entourant San Francisco. On le ressent dans le style de vie, l’ouverture des gens, leur accueil aussi puisque nous avons souvent été logés (notre budget étant restreint). De Stinson Beach, quasi identique au village des Dents de la mer, à Petaluma connue pour ses brasseries, en passant par la Highway 1 longeant la côte et reliant SF à LA, nous avons vécu 3 semaines de rêve. (cf photos en fin d’article).

Retour à nos visites et rencontres :

C’est tout d’abord grâce à Sylvain Kalache et à la communauté while42 qu’il a co-créé que nous avons pu nous immiscer dans cette atmosphère. While42 rassemble en fait quelques milliers de français bossant ici dans la tech. Ils se voient en moyenne tous les mois, et se parlent via une mailing list : pas de communauté virtuelle : ni groupe facebook, ni groupe linkedin ou autre.

Chacun y trouve son compte : des contacts, des conseils techniques, des amis…

Ainsi, grâce à eux, nous avons visité l’Holberton School, Uber (voir article précédent), nous avons échangé avec des employés de Salesforce, Apple, et Sciforma.

L’Holberton school : fondée l’an passé, elle reprend le système de l’école 42 de Xavier Niel. Mieux, elle est gratuite, et sans critère d’âge ou d’expérience. La sélection se fait sur 3 simples aspects : l’aptitude au travail en équipe, la motivation, et le bon sens.

Il s’agit en ce moment de la première année, mais le plan est très solide : les étudiants profiteront du réseau toujours grandissant de while42 et de ses extensions, l’école ayant tout intérêt à les placer dans les meilleures boites possibles puisqu’elle se rémunère sur une partie du salaire les 3 premières années.

De plus, pas de cours théoriques, tout est basé sur du « project-based learning », c’est à dire un apprentissage qui se fait uniquement en se confrontant à des projets concrets.

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Petit coin détente à l’Holberton School

Apple : une entreprise à part, à bien des égards

Si beaucoup de start-ups sont connues pour offrir des perks attractives à ses employés, de la nourriture gratuite, des espaces de chill, des tobogans, Apple n’est pas comme ça. Ici, on est recruté car on veut travailler pour Apple, pas pour les perks.

Concernant la culture, elle est unique aussi. Ici, on encourage les prises d’initiative : au point qu’il existe des primes si l’on est allé à l’encontre des conseils de notre manager et que l’on a réussi. Par exemple, deux employés ne travaillaient plus pour Apple mais développaient un process de leur côté. 3 mois durant, ils ont travaillé dessus en se faufilant dans les locaux illégalement, puis l’ont exposé à un manager. Résultats, ils ont été réintégrés et ont été payés pour ces 3 mois de travail !

Il est également interdit de dire qu’une idée est mauvaise. Il est même encouragé de changer de job. 0n est libre de partir, et encouragé à revenir plus tard, il en effet considéré qu’un employé peut changer d’entreprise, gagner en compétences, et revenir par la suite chez Apple, pour faire profiter la société de son gain d’expérience.

Concernant l’organisation, elle est volontairement chaotique, elle est désorganisée par design. Pour chaque sujet il y a un DRI (Directly Responsible Individual), mais chacun n’a une visibilité que sur son propre travail. Ceci est particulier à Apple car ils veulent tout garder confidentiel jusqu’aux Keynotes. Il n’y a donc aucune transparence, c’est regretté par certains employés, et il leur arrive de perdre du temps sur un process qui a déjà été mis au point par une autre équipe par le passé. Cependant, ils ont une grande liberté quand à la création d’équipes ou pseudo équipes. Si une nouvelle équipe doit être créée, ce sont les QA (Quality Assessors) qui valideront le projet.

Différences culturelles avec la France en général

Nous avons discuté de ce point avec Fabian de Sciforma. Il s’agit d’une entreprise historiquement française qui propose un excellent logiciel de gestion de projet.

Lors de leur implantation à SF, il y a eu des obstacles, des conflits, et de grosses différences culturelles, que voici :

Un point primordial dans le Silicon Valley, est la balance entre vie pro et vie privée. En effet, c’est reconnu comme un des facteurs les plus importants de productivité et créativité. Les meilleurs idées et innovations viennent souvent hors du bureau nous disait Fabien.

Cette balance est meilleure aux USA, puisqu’il n’y a presque plus d’horaires dans les entreprises, les employés ne viennent donc pas au bureau pour flâner.

Par contre, Fabien jugeait qu’il était important d’avoir plus de vacances, les américains n’ayant que 3 semaines. Nous lui avons donc parlé d’Uber, où les vacances sont illimitées. Cela accentue la responsabilité des employés, qui n’en abusent pas et sont contents d’être flexibles et « accountable ».

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Stinson Beach et son lagune
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Yosemite National Park aka “The Cathedral of nature”
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Driving along highway 1..

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2 thoughts on “La Californie, terreau de la tech et de l’entrepreunariat

  1. Ludovic Fourlinnie

    Ca donne envie d’aller faire un petit tour là-bas tout ça !
    De façon plus concrète, je note également “l’excellent logiciel de gestion de projet” de Scofirma, vous m’en direz plus quand vous reviendrez … 🙂

    Ludovic

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    1. francoisbaroudeur

      Avec plaisir Ludovic! Même s’il semble qu’un logiciel de gestion de projet devienne caduc dans le cadre d’une structure auto-managée, il est toujours intéressant d’en connaître l’usage! Nous en discutons donc en novembre 🙂

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